LA CHAUSSURE DE LA VIERGE

                                   ET LE PIED DE SAINT VICTOR




                       Tout le monde connait la "SAN SABATOUN ", la

       chaussure de la Vierge , conservée dans l'eglise du XI° siècle

        Saint-Jean Baptiste de Saint-Zacharie . De vieilles traditions

        locales  la donnent comme rapportée par les premiers

        évangélisateurs de la Provence, ou plus probablement par un

        Comte de Provence de retour des croisades . Elle figure

        aujourd'hui dans les armes de la ville .

      

  

        


        






 

 

 

A Marseille, plus modestement nous avons notre Saint-Victor,

 

celui qui donna son nom à l'abbaye. Le légionnaire Victor de la

 

Légion Thébaine, refuse de sacrifier aux dieux et proclame qu'il

 

est chrétien. Il est molésté, fouetté et traduit de nouveau devant

 

le juge. Il refuse encore de sacrifier et d'un coup de pied fait tomber

 

le petit autel de la main du prètre. Le juge ordonne que le pied ayant

 

donné le coup soit coupé et son corps jeté sous une meule de pierre

 

entrainée par un animal. Victor meurt en martyr . Les fidèles

 

ensevelissent son corps dans une grotte , dans ce qui constitue

 

aujourd'hui une partie de la crypte de la basilique .

 

 

 

L'histoire aurait pu s'arréter là, mais la Providence en décida

 

autrement.

 

Avec mon amie Corinne, en " chinant " sur la foire d'été de

 

l'Isle sur la Sorgue, nous avons fait une découverte surprenante.

 

Son regard et le  mien furent attirés par un objet sur une étagère

 

en retrait d'un stand. Il était  monté sur un petit socle, nous décou-

 

vrimes en le manipulant qu'il s'agissait  d'un pied en bois sculpté,

 

très ancien, des parties étaient manquantes, des traces de polychromie

 

encore apparentes . En l'examinant de plus près, nous vîmes qu'il

 

était chaussé d'une sandale à semelle épaisse, les fameuses Caligae

 

de la Légion Romaine.

 

Nous en fimes l'acquisition, demandant à l'antiquaire la provenance.

 

Il nous dit que cela venait d'une vieille famille Aixoise, qui l'avait

 

toujours considéré comme une relique.

 

Nous ne saurons jamais ! , mais pour nous, ce vénérable pied présentait

 

toutes les caractéristiques de la relique perdue , nous le
 
 
 conservons précieusement,  c'est l'évenement  majeur de cet été :
 
 
 
 
NOUS AVONS DECOUVERT LA VERITABLE RELIQUE
 
DU PIED DE SAINT-VICTOR
 
 
 

 

Et si l'histoire est trop belle pour être ( tout à fait )  vraie, elle
 
méritait quand même d'être racontée.
 
 

 

 
 
 
 
                     
                                   Corinne et Bernard
 
 
 

 

 





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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